Sirkadoubs
Brandoseba
Clairekaas
Lucievie
MrBNOY
Bodega53
Que dire, quelle tristesse... Je vous aime depuis longtemps, j'ai eu la chance de vous voir plusieurs fois en spectacles. Rien n'égalera "Ma France", "Nuit et Brouillard" ou encore, dans les moins connues, "Oural, Ouralou" ou "Tu verras, tu seras bien", et "La montagne" bien sûr... Chapeau bas l'artiste. Je vous regretterais Monsieur FERRAT mais continuerai (comme tant d'autres) à vous faire vivre en écoutant vos chansons. Tout mon respect, merci pour vos chefs d'oeuvre... A toujours...
Carlotta35600
Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d’Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l’histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky
[Estibillo] Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calmniateurs de la révolution
[Estibillo]
Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d’appeler des erreurs
Une erreur c’est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d’un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J’en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité.
[Estibillo]
Mais quand j’entends parler de "bilan" positif
Je ne peux m’empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C’est à eux qu’il faudrait demander leur avis
N’exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel
Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui
Traducción:
Ah! ellos nos han hecho tragar sapos/ de Praga a Budapest, de Sofia a Moscú/ los stalinistas afanosos que lo intentaban todo/ para haceros firmar las confesiones más locas./ Vosotros habíais combatido en todas partes a la bestia inmunda,/ de las brigadas de España a las de los maquis,/ vuestra juventud era la historia de este mundo,/ vosotros os llamábais Kostov, London o Slansky.
[Estribillo] En nombre del ideal que nos hacía combatir/ y que nos empuja todavía a batirnos hoy
Ah! nos han hecho aplaudir las injurias/ de los complós desbaratados, de las denuncias,/ de los traidores desenmascarados, de los procesos sin mancha,/ de las prisiones merecidas, de los justos ahorcamientos./ Ah! cómo hemos creído en los desviacionistas,/ en los sabios decadentes, en los escritores espías,/ en los sionistas burgueses, en los renegados titistas,/ en los calumniadores de la revolución.
[Estribillo]
Ah! nos han hecho aprobar masacres/ que algunos continuan llamando errores./ Un error es fácil como uno y dos son cuatro/ para tachar de un plumazo años de terror./ Este socialismo era una caricatura./ Si los tiempos han cambiado las sombras permanecen./ Yo guardo en el fondo del corazón el oscuro hematoma./ En mi boca, para siempre, la sed de verdad.
[Estribillo]
Pero cuando oigo hablar de "balance" positivo/ no puedo evitar pensar a qué precio/ y en esos millones de muertos que forman el pasivo./ Es a ellos a los que habría que preguntar su opinión./ No exijáis de mi un alma contable/ para cantar en presente este siglo tragedia,/ las compras propuestas como sobornos/ los cadáveres pasados a pérdidas y beneficios.
[Estribillo]
Es otro porvenir lo que hay que reinventar/ sin ídolo ni modelo paso a paso humildemente/ sin verdad acotada sin mañanas que cantan/ una felicidad inventada definitivamente./ Un porvenir naciente con un poco menos de sufrimiento/ con nuestros ojos abiertos y grandes sobre lo real./ Un porvenir conducido por nuestra vigilancia/ hacia todos los poderes de la tierra y el cielo.
[Estribillo]
P. S.: 48 horas después de la noticia del deceso casi 50.000 personas han visto el vídeo de 'Ma France'.
